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Amélie, bénévole, parle de son engagement aux Captifs

Aux captifs, nous ne sommes rien sans l’aide de nos bénévoles. Chaque année, nous en accueillons quelques 50 nouveaux . Des personnes de tous les âges s’engagent, en journée ou en soirée, dans tous les secteurs. Tournée-rue (maraudes), permanences d’accueil, sorties et ateliers, soutien administratif … les missions sont possibles et variées !

Voici le témoignage d’Amélie, bénévole tournée-rue sur les maréchaux Nords.

« Cela fait maintenant quelques mois que j’ai rejoint l’association Aux captifs, la libération en m’engageant à participer à des tournées de rues dans les quartiers nord de Paris. Voici en quelques mots ce que je souhaiterais partager de cette expérience.

Lors de la formation initiale, on m’avait mise en garde contre le risque de se sentir impuissant. Impuissant devant la dureté de la vie des femmes que nous rencontrions, impuissant face à leur nombre, impuissant à leur proposer des solutions. Parée à faire face à ce sentiment, je me suis surprise à me demander avant tout si j’étais vraiment utile. Les tournées de rentrée ayant été annulées faute de bénévoles hommes disponibles, je me suis d’abord dit que ce n’était sans doute pas ma place, qu’on n’avait peut-être pas besoin de moi ici.

« Par leur spontanéité, par leur regard souriant à notre arrivée, elles m’ont fait prendre conscience de la mystérieuse utilité du temps partagé sans autre finalité. »

Et puis les bénévoles hommes sont arrivés et j’ai commencé mes premières tournées. Mes réflexes d’ingénieur se sont activés et presque malgré moi je me suis vite demandé comment optimiser nos trajets. L’objectif me semblait simple : rendre visite à un maximum de femmes sous contrainte de temps limité et sans disposer de moyen de transport motorisé. Ce petit problème posé j’ai imaginé tout un tas d’options : bifurquer ici ou là, éviter ce long pan éclairé sur lequel nous ne rencontrons personne, ou encore s’équiper de vélo. J’ai néanmoins préféré taire ces quelques suggestions par timidité et méconnaissance des habitudes de l’association. Et bien m’en a pris.

Bien m’en a pris parce que les deux femmes qui se tiennent chaque fois tout au bout de ce long tronçon vide nous accueillent avec une joie évidente et m’ont fait comprendre que l’objectif n’était pas cette maximisation mathématique mais précisément le temps passé pour chacune d’entre elles en particulier. Et de semaine en semaine j’ai été surprise et touchée par leur chaleur à notre égard, riant de nos maigres rudiments d’espagnol, nous suggérant une application de traduction pour mieux dialoguer, notant avec intérêt les coordonnées de l’association pour prendre des cours de français ou se rendre à des messes en espagnol. Nous racontant leurs vies tout simplement, leur quotidien et celui des femmes qu’elles connaissent.

Par leur spontanéité, par leur regard souriant à notre arrivée, elles m’ont fait prendre conscience de la mystérieuse utilité du temps partagé sans autre finalité. »

Nous avons besoin de votre aide !

Les Captifs ont besoin de vous pour continuer à écrire cette belle aventure et assurer une présence fondamentale auprès des personnes en situation de précarité ou de prostitution. Comme Amélie, rejoignez la famille des Captifs !

Pourquoi faire du bénévolat aux Captifs ? Pour vivre une rencontre porteuse d’espérance. Devenir bénévole chez nous, c’est aller vers les personnes dans la rue ou les accueillir dans nos antennes ; c’est faire un chemin avec elle, les accompagner. Nous recherchons également des personnes qui souhaitent partager des talents particuliers avec elles (bricolage, informatique, jardinage, peinture, chant, partage d’évangile…) ou mettre leurs compétences au service de l’association (collecte de fonds, photos, juriste, comptabilité, recrutement…).

Un parcours de formations est proposé pour débuter et continue tout au long de votre engagement bénévole.

Merci à Amélie pour son témoignage et son engagement à nos côtés.  

© Marine Clerc

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Un chemin de libération pour les victimes de traite à des fins d’exploitation sexuelle

Depuis 5 ans, des parcours de sortie de prostitution permettent aux personnes victimes de traite des êtres humains de s’extraire de l’exploitation sexuelle pour s’insérer dans la société. Aux captifs, la libération, nous accompagnons depuis 3 ans des personnes victimes de traite à des fins d’exploitation sexuelle dans ces parcours, explications.

Toutes les semaines, les Captifs effectuent des maraudes (tournées-rue) à destination des personnes en situation d’exploitation sexuelle ou de prostitution, parfois victimes de traite des êtres humains. Notre mission est d’aller à la rencontre des personnes sur leur lieu de vie et ou d’exploitation pour les aider à construire un projet de vie, pouvant aller jusqu’à la sortie de la prostitution. Nous proposons aussi des permanences d’accueil et un accompagnement global à travers un accompagnement social, l’accès aux soins et aux droits. Enfin, les Captifs mettent en place des activités de dynamisation et des séjours de rupture pour favoriser plus encore la reconstruction de ces personnes.

L’identification des victimes de traite aux fins d’exploitation sexuelle est une des priorités de l’association. Tout comme la sensibilisation des pouvoirs publics et de la société aux problématiques liées à la traite. Ainsi, depuis 3 ans, les Captifs sont agréés par l’Etat pour accompagner des parcours de sortie de traite à des fins d’exploitation sexuelle et de prostitution.

Comment se déroule ce parcours ?

Pendant le temps du parcours, les personnes bénéficient d’une allocation et d’une autorisation provisoire de séjour renouvelée tous les 6 mois qui leur permettent de ne plus dépendre des exploiteurs pour vivre. Le dispositif prévoit un accompagnement social, des formations et des cours de français en vue de leur reconstruction et de la réalisation de leur projet professionnel. Au bout de 2 ans, sous réserve de l’obtention d’un contrat de travail, elles obtiennent un titre de séjour de 10 ans.

Le lien social comme élément déclencheur

Ces personnes victimes d’exploitation sexuelle ont vécu des parcours d’exil et doivent combattre de nombreuses difficultés avant d’imaginer pouvoir refaire leur vie. Maltraitées et déconsidérées pendant des années, elles ont été privées de liberté et leur existence a été bafouée. A cela s’ajoute les traumatismes de l’exploitation sexuelle. Enfin, l’emprise des exploiteurs les place dans une situation de crainte et d’isolement par rapport au monde extérieur.

Ainsi, toute seule, une personne victime d’exploitation sexuelle n’a que très peu de chance de sortir de l’exploitation. D’autre part, la personne a généralement besoin de temps pour effectuer un véritable cheminement intérieur avant de se projeter dans une démarche d’insertion sociale. Il faut en moyenne 19 mois d’accompagnement pour entrer dans un parcours de sortie de prostitution. Pour ces personnes habituées aux relations tarifées, tisser des liens de confiance gratuits est l’élément déclencheur pour leur permettre d’exister en dehors de leur statut de personne exploitée et de découvrir la possibilité d’une autre vie.

Ainsi, la première étape est de reconstruire des liens sociaux naturels et positifs en dehors des réseaux de traite. C’est pourquoi les maraudes (tournées-rue), les dynamisations (activités sportives, ludiques et artistiques), les permanences, les cours de français, les sorties et les séjours sont primordiaux.

Un projet d’insertion exigeant

La prochaine étape est l’investissement régulier dans des activités plus exigeantes comme l’atelier couture. L’Atelier Bakhita Paris, proposé par l’association permet aux personnes de tester leur capacité à s’engager dans un projet et de travailler leur autonomie.

Un chemin de libération

Les personnes qui ont vécu l’exploitation ont été véritablement privées de liberté. Pendant l’accompagnement, il est très important qu’elles puissent pleinement exercer leur liberté et redevenir actrices de leur propre vie. Leur reconstruction personnelle passe par là. De cette façon, elles peuvent envisager un nouvel avenir de façon durable.

D’autre part, l’insertion professionnelle et sociale dans un nouvel univers peut devenir angoissant et source de pression pour ces personnes. Si ce choix de nouvelle vie ne vient pas d’elles-mêmes, elles abandonneront le projet.

Article écrit en collaboration avec Adeline Chastenet, travailleuse sociale et Louise de Carrere, responsable d’antenne. A retrouver en entier sur Contre la traite des êtres humains.

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« Confinement : des maraudes pour aider les SDF »

 

Avec l’arrivée du confinement, les rues se vident, surtout dans les grandes villes… Mais les Captifs maintiennent leurs tournées-rue.

 

Reportage de CNews dans le JT « En quête d’esprit » au cœur de nos tournées-rue avec l’antenne Saint Vincent de Paul.

 

L’intégralité du reportage à voir ici à partir de la minute 5’48.

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« Au sein de la coloc’ qui prépare les sans-abri à réintégrer le système »

Valgiros - CHS

 

Reportage du Figaro au sein de Valgiros, notre centre d’hébergement et de stabilisation. Il offre aux résidents marginalisés et en difficulté l’espace et le temps nécessaire pour sortir de l’exclusion, se reconstruire et trouver une nouvelle autonomie dans un esprit de partage et d’enrichissement mutuel. C’est une étape décisive dans un parcours de réinsertion.

 

Témoignage de personnes accueillies et de salariés Captifs.

 

© Marine Clerc

 

L’intégralité de l’article est à lire ici.

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Point de vue d’un salarié Captifs sur le travail social

Travail social - Association

 

« Le travail social ne suffit pas : ce thème m’a tout d’abord laissé interrogateur. Que cherche-t-on à démontrer ? Le travail social ne suffit pas… à quoi faire ? Quelle conception du travail social se cache derrière cette affirmation ? » François Brégou, Directeur Opérationnel du Pôle Précarité de l’association nous donne son point de vue.

 

« D’après le code de l’action sociale et des familles, « Le travail social vise à permettre l’accès des personnes à l’ensemble des droits fondamentaux, à faciliter leur inclusion sociale et à exercer une pleine citoyenneté. (…) Il participe au développement des capacités des personnes à agir pour elles-mêmes et dans leur environnement. (…) Il se fonde sur la relation entre le professionnel du travail social et la personne accompagnée (…). »

 

Une conception restrictive du travail social confère à ce dernier la responsabilité d’insérer ou de réinsérer les personnes se trouvant en marge de la société, en leur procurant un emploi, un logement. Deux indicateurs à partir desquels est trop souvent évaluée l’efficacité du travail social. C’est oublier que l’emploi et le logement sont rares, que nombre de personnes vivant dans une situation de grand dénuement ne peuvent y prétendre car en situation irrégulière. Et surtout que la plus grande exclusion réside avant tout dans l’isolement, qu’elle trouve sa source dans une suite de ruptures qui conduisent les personnes à ne plus avoir confiance en elles, en l’autre, dans les institutions. Le rôle majeur du travail social est alors d’accompagner les personnes pour qu’elles retrouvent confiance, estime d’elle-même, autant de ressorts qui leur permettent de retrouver espoir, envie, mieux-être, de se sentir considérées, de retrouver leur part d’humanité.

 

Cet accompagnement est complexe et nécessite d’appréhender chaque personne dans sa singularité, sa globalité, y compris sur le plan spirituel, de prendre le temps de tisser un lien de confiance, dans le respect du rythme de chacune. Face aux blessures profondes que connaissent ces personnes, il faut du temps pour nouer ce lien, réparer, accepter qu’il y ait des retours en arrière…

 

Accompagner les personnes exclues de la société ne peut être seulement l’affaire du travail social et des professionnels qui l’exercent. Elle est l’affaire de tous, dans l’attention et l’aide que tout un chacun doit porter à son prochain, en particulier le plus faible. D’où ce rôle important des citoyens, des paroissiens qui s’engagent bénévolement, certains aux côtés des travailleurs sociaux, et donnent du temps pour permettre aux plus exclus de retrouver leur humanité. Il en va de la cohésion de toute une société. Alors oui, le travail social ne suffit pas à lui seul à résoudre les problèmes de ceux qui subissent des difficultés économiques et sociales, dans une société qui exclut. Non seulement il doit être davantage reconnu dans sa vocation à accompagner les personnes exclues pour qu’elles retrouvent leur humanité mais aussi dans cette complémentarité indispensable avec l’engagement bénévole. C’est ce que nous vivons aux Captifs, dans chaque antenne, dans notre centre d’hébergement Valgiros où vivent sous le même toit des personnes qui ont connu la rue et des bénévoles résidents, dans un lien et une complémentarité avec les travailleurs sociaux. »

 

 

© Marine Clerc

 

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« Un été aux côtés des personnes sans-abri »

Tournée-rue sans-abri à Paris

 

Pour les Captifs, partir à la rencontre des personnes en situation de précarité n’est pas une question de saison. Eté comme hiver, nos tournées-rues se poursuivent, quelles que soient les conditions… Plongée dans le quotidien de l’association avec ce reportage de la Ville de Paris.

 

Pour les sans-abris, l’été n’est pas spécialement une période facile contrairement aux idées reçues, c’est pourquoi nous nous devons de tourner par tous les temps. Discussions et échanges étant au centre de ces rencontres pour recréer du lien social.

 

Blanche, responsable du secteur Paris 16, témoigne : « Notre mission est de faire le lien entre les personnes démunies et les associations ou structures compétentes pour les aider ». Ainsi plusieurs dizaines de personnes accueillies sont rencontrées de façon hebdomadaire par 25 bénévoles. Et pour créer un lien de confiance, la régularité des rencontres est essentielle, le même binôme s’efforce de tourner toujours le même jour, au même moment et au même endroit.

 

« Pendant l’été, les habitudes des personnes à la rue sont perturbées », témoigne à nouveau Blanche. Effectivement, comme pour une bonne partie de la France, l’été à Paris rime avec fermetures pour congés estivaux : associations, mais aussi espaces de solidarité comme les restaurants solidaires. Cela précarise d’autant plus ces personnes que nous rencontrons, d’où l’importance d’être présents de façon inconditionnelle.

 

Chaque semaine, pendant les tournées-rue, certaines personnes de la rue sont des habitués. « Cet homme-là ne voulait pas nous parler au début. Mais aujourd’hui, il nous a souri pour la première fois », confie Mahault, en service civique pour les Captifs depuis mars dernier.

 

D’autres sont des personnes en situation de précarité encore jamais rencontrées par les Captifs. Dans ce cas, le premier contact est parfois délicat. Tous ne souhaitent pas de prime abord nous rencontrer et engager la conversation. Mais à force de patience, semaines après semaines, les bénévoles arrivent généralement à créer un lien avec ces personnes de la rue qui finissent par s’ouvrir.

 

Blanche rappelle : « Notre principe de base, c’est de venir « les mains nues ». Nous nous contentons de discuter avec les personnes et les invitons à venir d’elles-mêmes à nos permanences ». Notre souhait est que les personnes de la rue d’elles-mêmes fassent la démarche de venir dans nos antennes pour être ensuite orientées vers des structures d’aide sociale. « C’est un processus long qui demande de l’engagement sur la durée mais qui permet d’éviter de retourner à la rue deux semaines après avoir obtenu un logement social », explique la responsable de Paris 16.

 

© François Grunberg / Ville de Paris

 

L’intégralité de l’article est à lire ici.

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« Donnons un souffle universel au projet de transformation de l’Hôtel-Dieu de Paris »

Tribune  Hotel Dieu  Le Monde

Tribune dans le Journal Le Monde 

« Donnons un souffle universel au projet de transformation de l’Hôtel-Dieu de Paris ».

Découvrez le point de vue de Maryse Lépée, Présidente de l’association et cosignataire de cette tribune.

© Stephane Lagoutte

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Confinement : les vagabonds, maîtres désespérés de la rue

Découvrez la prise de parole de Thierry des Lauriers, Directeur général de l’association, en cliquant ici. 

©LeFigaro

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Léo Cloarec, travailleur social : «Il y a une grande anxiété chez les gens de la rue»

Découvrir l’article du Figaro, présentant la mission de Léo, en cliquant ici.

©LeFigaro