Une association caritative à Paris engagée avec le cœur

Association humanitaire implantée à Paris créée en 1981 et agréée par les pouvoirs publics, Aux captifs, la libération est un organisme à but non lucratif ayant pour objectif de rencontrer et d’accompagner des personnes qui vivent dans la rue ou de la rue. 

Les équipes de salariés et bénévoles engagées dans l’association accordent une importance particulière, lors de ces rencontres, à une attention du coeur et à une juste proximité avec la personne qui ouvrira un chemin de vie et de réconciliation, clef de réussite de l’accompagnement et d’un projet de réinsertion.

 

Révéler la personneDes bénévoles et salariés respectueux et à l’écoute

Etre ouvert à une véritable rencontre suppose un consentement à un déplacement intérieur et invisible en premier lieu, mais aussi visible, dans les échanges avec les personnes. Lors des rencontres avec les personnes de la rue et prostituées (maraudes à Paris, séjours de rupture, permanences d’accueil, sessions d’accompagnement social ou au sein des centres d’hébergement), les bénévoles et salariés ouvrent un dialogue respectueux de leur intimité et de leur liberté. Savoir aimer et se laisser aimer, se faire proche sans livrer son intimité, accepter le face à face de la rencontre tout en faisant preuve de retenue et de pudeur… un défi et une chance pour chacun d’ouverture à une relation interpersonnelle authentique.

« C’est dans la complémentarité entre bénévoles et salariés que nous constatons les plus beaux accompagnements, chacun trouvant sa juste place, dans un partage toujours fructueux. » Antoine 

 

Rencontre gratuite auprès des SDFCompétences et charité au service de la relation d’aide

Les compétences professionnelles de travailleur social, d’alcoologue ou d’infirmier psychiatrique  sont ici précieuses et complémentaires d’une formation du coeur qui met la relation avant la prestation dans l’accompagnement global proposé par nos équipes. La personne dans le besoin sera d’autant mieux aidée qu’elle sera rejointe non seulement en mobilisant des compétences, mais aussi et surtout de manière gratuite, fidèle et inconditionnelle. Ainsi, bénévoles et salariés déploient compétences et désir de charité auprès des personnes de la rue et des personnes en situation de prostitution. C’est cette capacité à rejoindre l’autre dans sa souffrance et à l’accompagner vers un chemin de réconciliation qui rend les actions sociales proposées d’autant plus efficaces.

 

Des repères pour l’action

En bref, la mission de nos équipes, suivant en cela les intuitions de Patrick Giros, le fondateur de l’association, consiste à :

  • aller vers, deux par deux, les « mains nues », à la rencontre des personnes, dans la rue;
  • s’engager ensemble, salariés et bénévoles, en complémentarité;
  • construire, en partenariat avec d’autres, un accompagnement centré sur la personne;
  • faire entendre le cri de la rue par des actions de médiations sociales;
  • être signes d’une Eglise qui s’engage.

 

Téléchargez notre projet associatif, Principes et fondements

 

Besoins vitaux : du physiologique au spirituel

 

La pyramide de Maslow nous induit en erreur, et nous réduisons trop souvent les besoins vitaux aux seuls besoins de la survie : manger, boire, dormir, se reproduire. Pourtant un homme est plus que cela ! Et ses besoins vitaux sont aussi les besoins relationnels, psychologiques, intellectuels, culturels, existentiels, spirituels. Chacun de ces besoins est essentiel.
Souvent des personnes sans abris nous disent qu’elles sont exclues puisque les seules personnes qui les visitent sont payées pour le faire et elles sont dans la joie quand elles découvrent que nos équipes sont à la fois bénévoles et salariées. Etre reconnue comme une personne par la société est un besoin existentiel et relationnel vital.
Parmi les personnes prostituées que nous rencontrons, certaines ne nous demandent qu’une seule chose : vivre leur vie spirituelle, venir à Lourdes en pèlerinage, prier ensemble à la chapelle Ste Rita dans le quartier de Pigalle, être intégrée dans une communauté d’Eglise, partager la parole de Dieu. Amanda nous disait lors d’un pèlerinage : « Ici, je suis regardé comme une personne, jamais comme une prostituée, jamais comme un transsexuel. » Vivre sa vie spirituelle est un autre besoin vital pour toute personne humaine.
Les bénévoles comme les salariés sont régulièrement étonnés par la force du vecteur culturel comme moteur pour les personnes que nous rencontrons. Lors d’une visite de la galerie de l’évolution au jardin des plantes, chacun s’est attardé sur un ou plusieurs des animaux présenté en racontant telle ou telle facette de son histoire personnelle qu’elle gardait jusque-là secrète. La culture, autre besoin vital même pour des personnes en grande misère.
Et nous pourrions multiplier les exemples !
Alors, dans l’association Aux captifs, la libération, nous considérons que tous les besoins de la personne sont vitaux : les besoins physiologiques et aussi les besoins relationnels, psychologiques, intellectuels, culturels, existentiels, spirituels. C’est un fondement essentiel de notre approche.

 

Pour en savoir plus sur l’association humanitaire Aux captifs, la libération :