Accueil > Comprendre l’exclusion > Vivre la mort dans la rue > Mourir dans la rue n’est pas une fatalité

En 1999, une loi a été votée garantissant pour tous le droit à l’accès aux soins palliatifs… et pourtant, en 2009, les personnes en grande exclusion continuent de mourir majoritairement dans la rue, sans soins ni accompagnement spécifique… Si beaucoup d’entre elles sont dans le déni de leur maladie et sont souvent incapables de reconnaitre dans leur corps les signaux d’alerte qui devraient les faire consulter, certaines refusent d’aller à l’hôpital car elles ont peur d’être une nouvelle fois malmenés, incompris, voir même méprisés…
Peu connues dans le milieu social, les unités de soins palliatifs sont pourtant particulièrement adaptées à la prise en charge des personnes de la rue gravement malades : on y respecte ce qu’ils sont, leurs difficultés à vivre des limites imposées, leurs refus parfois des soins et du lien…en un mot, on s’adapte à eux ! Etonnant de voir alors combien ils s’apaisent et trouvent leurs marques ; certains même reprennent contact avec leur famille...
Et si on s’inspirait de ces lieux où l’on meurt pour inventer de nouveaux lieux de vie ?