Accueil > Découvrir notre action > Actualités > 9e Festival de la rue

Ce festival se veut un espace d’expression artistique dédié aux exclus habituellement privés de lieu d’exposition. Les œuvres montrées sont réalisées tout au long de l’année dans les ateliers de l’association. L’année précédente, les personnes de la rue ont pu s’exprimer à travers de nombreuses œuvres d’arts variés, et montrer le travail d’une année.
Une "messe de la rue" clôturera le festival à 18h30 en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle sera présidée par Monseigneur Jean-Yves Nahmias. Ci-dessous le détail du programme détaillé.
Vendredi 5 juin 2009 :
19h Vernissage privé de l’exposition en présence des artistes et des membres des associations partenaires.
20h30 Représentation théâtrale : CARTON PALACE précédé de LA HOUSSE PARTIE, par l’Atelier-Théâtre de St LEU, avec des personnes de la rue.
Samedi 6 juin 2009 :
10h30 Ouverture de l’espace exposition
14h30 Tables rondes sur le thème : la souffrance de l’exclusion Dédicace de Thierry Torche, ancien de la rue, de son livre S’en Sortir et de Jean-Guilhem Xerri, président de l’association Aux captifs la libération, de son livre A la rencontre des personnes de la rue.
Dimanche 7 juin 2009 :
10h30 Ouverture de l’espace exposition
14h30 Spectacles variés sur scène (musique, poème, théâtre...)
18h30 Messe pour les personnes de la rue en la Cathédrale Notre-Dame
Vendredi 5 juin à 20h30
Un mur sépare la société « civilisée » de celle des « exclus ». Comme dans l’allégorie de la caverne de Platon, Tchang (ex-Mamadou) revient de derrière le mur et retrouve Jean, son compagnon de galère… Qu’a-t-il vu ? Entre illusion et désenchantement, que leur reste-t-il de mieux que de rêver à un monde meilleur… Seul ou ensemble ?
Profondément marquée par l’expérience de la vie à la rue, cette pièce est le fruit de l’atelier théâtre proposé par l’association.
Une pièce écrite par Oumar ben ahmed Baro et Paul de Launoy.
Mise en scène de Paul de Launoy
Avec Tran LONG : Tchang et Didier FERRIOT : Jean.
Durée du spectacle : 45 minutes
Thème : La souffrance de l’exclusion
L’exclusion est un processus complexe. Des fragilités personnelles aux troubles mentaux générés par la vie à la rue, des revendications des « travailleurs du sexe » à la victimisation et au traitement inhumain des réseaux, les confusions, les contradictions et les accusations sont faciles. Ces tables rondes proposent de se mettre à l’écoute des personnes concernées ainsi que des personnes qui vivent au quotidien près d’eux, afin d’éclairer la réalité de la vie des personnes en marge et de comprendre notre champ d’action personnel.
Animées par Christophe Henning.
1) La souffrance psychique des personnes de la rue
Souffrance mentale, souffrance psychique, souffrance psychiatrique ? La rue engendre-t-elle un dysfonctionnement psychique ou est-ce les troubles psychiques qui jettent à la rue ? Avec la participation de Jean-Guilhem Xerri, président de Aux captifs la libération, du Dr Pauline de Vaux, psychiatre et Pierre Martineau, ancienne personne de la rue.
De 14h30 à 15h30
2) La souffrance des personnes en situation de prostitution
Face aux ambivalences de la société actuelle (délit de racolage, discours médiatique sur les travailleurs du sexe...), il est essentiel de replacer le débat sur la personne. Quelles sont les conséquences d’une activité prostitutionnelle sur l’être ? La très grande majorité des femmes veulent quitter la prostitution. Comment les aider à poser ce choix dans la réalité ? Avec notamment Jean-Yves Quilien, directeur général de Aux captifs la libération.
De 16h à 17h
3) L’approche des communautés de foi face à la souffrance intérieure
L’Eglise, à travers ses membres, est présente auprès des personnes en souffrance psychique. Des associations, des aumôneries, des paroisses cherchent, à travers le regard sur l’Homme que nous propose la Parole de Dieu, à agir concrètement pour le bien de la personne, au-delà de ses souffrances. Avec notamment Bernadette Gagey et Martine Trutt, animatrices et responsables de l’espace Philippe Deschamps, Patrick Sempère, aumônier de Aux captifs la libération, Marianne Léger, permanente et Eric Houck, personne actuellement sans domicile. De 17h30 à 18h30
Ouvert en continu samedi de 10h30 à 19h et dimanche de 10h30 à 18h. 300 m2 de galerie d’art.
Des peintures, des photographies, des sculptures et autres objets d’art seront présentés au public, la plupart en la présence de l’auteur.
Avec, notamment :
Alberto
Le trottoir lui sert d’appui. Penché sur le sol, il crée à la bombe des paysages, plante de l’herbe verte là où le béton ne propose que du gris… du figuratif à l’abstrait, Alberto s’inspire de l’air du temps.
Brice
Dessinateur hors pair, Brice essaie de vivre de son art. Sa spécialité : la bande dessinée.
Il avait créé l’année dernière pour les Captifs l’affiche et l’invitation de la fête rue sur le thème Visages du Monde.
Il a accepté cette année d’exposer quelques-unes de ses planches.
Les ateliers peinture des associations Aux captifs, la libération, du Samu Social ; les ateliers photo du Secours Catholique et de Aux captifs la libération ; l’atelier d’art décoratif de l’antenne de Paris Centre de ACLL.
Les Fresques peintes par les amis des personnes décédées dans la rue qui racontent l’histoire de leur ami, par l’association Les Morts de la Rue.
L’atelier Papier Collé du Secours Catholique.
Et aussi :
Cœur de Femmes, de la photographe Céline Anaya Gautier, en partenariat avec l’association Pour Que l’Esprit Vive.
Un exposition de portraits et de textes pour mieux comprendre la réalité de la rue.
Plusieurs concerts se partagent l’affiche avec du théâtre, des lectures de poèmes et autres textes écrits (et lus) par des personnes de la rue…
Il faut souligner la prestation de personnes de la rue qui chantent leur pays comme Hamid et son banjo ou qui le danse, comme le montre Carlos par une démonstration de tango.
La chorale Chœur d’Artichaut mêlera allègrement personnes « ADF » (avec domicile fixe) et « SDF » pour diffuser des chants chaleureux et conviviaux.
Côté théâtre, c’est avec l’association Semeurs d’Espérance que les personnes inclues et exclues monteront de façon indifférenciée sur scène.
Pour revenir tout en musique, l’orchestre de Marco, « les Bras Cassés », vous donnera envie de danser sur du rock des années 80…
Et puis il faudra simplement écouter l’âme de Gilles, de Philippe, de Thierry…






